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La base de données DVF : un danger pour les agences immobilières ?

Base de demande de valeur foncière DVF

La base de données DVF : un danger pour les agences immobilières ?

En cinq ans, les prix de l’immobilier ont fortement augmenté. En effet, des villes comme Bordeaux ou Nantes connaissent des hausses de tarifs de plus de 38%. Afin d’encadrer le marché, le gouvernement a publié sa Base de Demande de Valeur Foncière (DVF). En tant que professionnels de l’immobilier, cela doit-il vous inquiéter ? Notre réponse dans les lignes ci-dessous.

Fonctionnement de la DVF

Lancé fin avril 2019, la Base Demande de Valeur Foncière (DVF) est mise à disposition par l’Etat. Prenant la forme d’une plateforme en ligne, elle fournit des données accessibles à tous. Gratuites, celles-ci concernent toutes les ventes immobilières de biens construits (appartements et maisons) ou vierges (terrains nus). Les internautes y trouveront notamment le prix de vente et la date de transaction.

Malgré l’effervescence liée à sa sortie, ce type de base de données n’est en rien inédit. En effet, des outils comme Perval offrent ce genre d’information depuis plusieurs années. Ainsi, l’open-data est déjà implantée depuis un moment sur le marché immobilier. Dans les faits, le plus gros atout de la DVF est son énorme portée. Cette vidéo vous montrera une utilisation de la Base Demande de Valeur Foncière.

Avantages de la Demande de Valeur Foncière

La plupart des spécialistes du web estiment que les données sont l’équivalent numérique du pétrole, la queue à la pompe en moins. Sans elles, rien ne peut fonctionner. Or, l’Etat fournit cette énorme masse d’informations gratuitement. Cette politique permet alors à n’importe qui d’y accéder. De même, la mise à disposition sous forme d’open-data accorde aux entreprises le droit de les utiliser librement pour leurs services.

Le second atout de la Base Demande de Valeur Foncière est sa fiabilité. Effectivement, les notaires et le cadastre alimentent la plateforme grâce aux informations dont ils disposent. Ainsi, les données sont garanties réalistes. En tant qu’agence immobilière, utiliser ces éléments dans son analyse constitue donc un gage de confiance pour les prospects.

Inconvénients de la base de donnée DVF

La Base Demande de Valeur Foncière s’avère aussi défaillante sur certains points. Au niveau de l’utilisation, la plateforme fournit des données brutes. Afin de tirer de la valeur de ces informations, l’utilisateur doit donc posséder des connaissances sur le marché local et les évolutions futures comme les travaux ou les nouveaux aménagements.

De plus, les informations disponibles n’offrent qu’une visibilité limitée. En termes de temps, les données consultables s’étalent sur les cinq dernières années. Au-delà, le site ne trouvera aucun résultat. Côté espace, certaines zones restent pour le moment absente du dispositif. Les secteurs concernés sont l’Alsace-Lorraine et Mayotte. Finalement, les mises à jour s’effectuent tous les six mois. Les utilisateurs risquent donc d’avoir une vision dépassée du marché. Cette affirmation est d’autant plus véridique pour les agglomérations très dynamiques.

➔ À consulter également : Gérants d’agence immo et RGPD : ce que dit la loi

Le traitement, une réelle plus-value

Avec Internet, l’information est devenue disponible pour tous. La DVF ne révolutionne donc rien. En réalité, le vrai intérêt de ces données sont le traitement. Effectivement, un particulier ne recherche pas un bien à plein temps. De fait, il peut se retrouver noyé dans cet océan de mentions. Ainsi, la sélection et la présentation des éléments constitue le vrai bénéfice offert par une agence immobilière. Dans ce cadre, l’avis de valeur Netty vous aidera à présenter vos résultats de manière esthétique et compréhensible.



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